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Conseils du dermato


VOTRE ALIMENTATION A-T-ELLE DES CONCEQUENCES SUR VOTRE ACNE?

alimentation

L’acné est une maladie des pays occidentaux et notre alimentation en est un des facteurs aggravants ; si elle n’existe pas dans les tribus retirées dont le régime alimentaire est pauvre en produits raffinés et lactés, on l’observe dans ces mêmes populations dès lors qu’elles adoptent un « régime moderne » : mais quels sont alors ces aliments diaboliques ?

1. Les aliments qui ont un index glycémique élevé, c’est à dire ceux qui après la digestion vont augmenter rapidement le taux de sucre dans le sang. Attention donc aux bonbons, chocolats ou gâteaux lors de nos petites pauses. L’augmentation rapide du taux d’insuline et de l’insulin growth factor 1 (IGF 1) en réponse va induire une sécrétion d’androgènes et stimuler ainsi la glande sébacée. La glande sébacée va donc produire d’avantage de sébum. Ne vous interdisez pas de manger pour autant, car ces sucres consommés au cours d’un repas équilibré, notamment en présence de légumes verts, se verront absorbés plus lentement du fait de leur mélange au bol alimentaire .

Notre consommation de produits laitiers, quelle qu’en soit la forme, doit aussi être revue à la baisse. Ces derniers, en apportant des acides aminés ramifiés agissent également sur la surproduction de sébum en augmentant l’insuline, l’insuline growth factor 1 mais aussi l’hormone de croissance GH.

Enfin, comme nous le supposions, les acides gras saturés (à la différence des oméga 3) sont aussi nuisibles et aggrave l’acné en modifiant la composition du sébum.

Donc pour avoir une jolie peau, mangez équilibré et ne grignotez pas !

Dr. Aurélie Acher – Dermatologue

QUID DES CONTRACEPTIONS DANS L’ACNE

contraception-acne

L’acné est une anomalie du follicule pilosébacé ( le poil ) ; les hormones androgéniques (hormones masculines) jouent un rôle majeur dans la production et la sécrétion de sébum.
Ainsi en fonction de leur dose androgénique, certaines contraceptions amélioreront l’acné, d’autres l’aggraveront.

Concernant les « pilules », il en existe actuellement deux grands : les
contraceptions orales oestroprogestatives et les contraceptions orales progestatives.

Pour comprendre, il faut savoir que les contraceptions oestroprogestatives associent un œstrogène de synthèse (l’éthinylestradiol (EE)) à un progestatif. Les EE sont classés en fonction de leur dosage (50, 30, 20 ou 15 ), dosage qui peut varier au cours du cycle selon les pilules ; on parle de pilules mono, bi et triphasiques .

Plus récemment, a été commercialisé un nouvel oestrogène le Valerate d’estradiol (E2).
Les oestrogènes ont une activité antiandrogénique et donc ont une action plutôt « anti-acné » mais c’est leur combinaison aux progestatifs qui déterminera finalement l’action favorable ou non d’une pilule sur l’acné.

Ainsi les pilules dites de 1 et 2 ème génération et certaines de 3 eme génération auront tendance à favoriser l’acné en revanche d’autres de 3 èmes générations et les 4èmes générations l’amélioreront.

Mais donc pourquoi ne pas donner ces dernières pilules à toutes les femmes ?
Les dernières recommandations de la Haute Autorité de Santé imposent lorsqu’une contraception orale est requise, la prescription en première intention des pilules de 1 et 2 ème génération, car ces dernières ont un risque faible (2 accidents pour 10000 utilisatrices versus 4 accidents pour 10000 avec les 3 emes et 4èmes générations).
Il faut de toute façon respecter les contre-indications des contraceptions oestroprogestatives : attention donc en cas d’antécédents personnel ou familial de phlébite ou d’embolie pulmonaire, un bilan plus approfondi de la coagulation sera nécessaire; la consommation de tabac est aussi à proscrire (jetez vos
paquets de cigarettes !!! de toute façon ce n’est pas bon pour la santé !).
La surcharge pondérale , l’hypertension artérielle et les migraines avec aura sont aussi à prendre en considération.

Seul votre médecin est à même de vous conseiller une contraception, il pourra la modifier si votre acné s’aggrave en vous proposant une pilule de dernière génération à condition que vous n’en ayez pas de contre –indication.

Dr. Aurélie Acher – Dermatologue

J’ai de l’acné : puis je me maquiller ?

maquillage-acher

Quand on a de l’acné, le maquillage est pour nous un allié et permet de camoufler nos imperfections, mais à condition de respecter quelques règles :

Tout d’abord commencez par une hygiène rigoureuse matin et soir, le démaquillage est essentiel. La peau doit être propre et débarrassée de toutes les impuretés (cellules mortes, poussières, débris de pollution et restants de maquillage). La peau acnéique est une peau fragile, parfois irritée par les traitements, la toilette doit se faire en douceur. Elle peut être réalisée avec un produit lavant sans savon qu’on appelle un syndet (pour Synthetic detergent) qui sera alors rincé à l’eau claire, ou avec une eau ou un lait micellaire sur un coton doux renouvelé plusieurs fois. Avant de commencer, assurez vous d’avoir les  mains et les ongles bien propres.

Les soins accompagnants de l’acné sont des crèmes souvent déjà traitantes,  matifiantes  qui font d’excellentes bases de maquillage. Des fonds de teint et poudres peuvent être appliqués mais ils doivent être oil-free et testés non comédogènes, c’est à dire ils ne doivent pas  favoriser la formation de comédons (points noirs et microkystes blancs) ; avant d’acheter un produit prenez le temps de vérifier sur le packaging cette mention qui est très importante. Utilisez plutôt un fond de teint fluide, car les fonds de teint compacts s’appliquent avec des éponges qui sont de véritables  « nid à bactéries ».  Allez-y doucement sur les poudres car même adaptées, elles ont toujours un risque d’obstruer les pores.

Surtout ne percez surtout jamais vos boutons, sinon vous aggraverez votre acné et risquerez de laisser de vilaines marques ; optez donc plutôt pour un stick correcteur spécifique pour peau acnéique, à défaut un anti-cernes pourra aussi faire l’affaire.

Les rouges à lèvres et fards à paupières ne présentent pas de contre-indications quand on a de l’acné ;  jouez donc sur les nuances au gré de vos humeurs !!!

Dr. Aurélie Acher – Dermatologue

Le soleil un faux-ami de notre acné

soleil

Notre première impression est que l’été notre acné s’améliore spontanément et que le soleil efface nos boutons… Mais qu’en est-il réellement ?

Les rayonnements du soleil assèchent notre peau et ont une activité anti-inflammatoire ; ainsi l’été, les boutons rouges et les pustules auront donc tendance à s’atténuer et le bronzage unifiera notre teint cachant nos lésions d’acné… Mais faut-il pour autant arrêter nos traitements et crèmes spécifiques ?

 Surtout pas, la peau agressée par le soleil va s’épaissir et cette hyperkératinisation va boucher les pores, et favoriser la survenue de points noirs et microkystes. Ces lésions rétentionnelles sont de véritables bombes à retardement, et à la rentrée seront responsables d’une poussée d’acné rebond !

De plus le soleil risque de pigmenter les marques violettes et les cicatrices d’acné, donnant des taches parfois indélébiles.

Bref, le soleil est  un faux-ami de notre acné, et il faut absolument s’en protéger si l’on veut conserver une jolie peau. Les soins accompagnants de notre acné doivent être poursuivis et nous devons mettre régulièrement et généreusement des crèmes solaires de très forte protection  (30+ minimum): il en existe aujourd’hui de très nombreuses, mais celles utilisées ne doivent pas être comédogènes, c’est à dire qui ne favorisent par les boutons.  Vérifiez cette information « non comédogène » qui doit être inscrite sur le packaging, dans le doute optez pour un autre produit.  Il en existe maintenant des spécifiques pour  peaux acnéiques hydratants, matifiants et photoprotecteurs ; certains sont même teintés si vous souhaitez avoir bonne mine et camoufler quelques lésions.

 L’été gardez une belle peau et mettez vos crèmes solaires !!!

Dr. Aurélie Acher – Dermatologue

Acné et le stress

stress

Nous savons tous qu’en période d’examen ou de lorsque nos nuits sont écourtées, le teint est davantage brouillé et nous avons davantage de lésions inflammatoires, L’implication du stress dans la survenue de l’acné semble liée à la présence de neurorécepteurs sur la glande sébacée. Ainsi, sous l’effet d’un stress les terminaisons nerveuses à proximités des glandes  sébacées libéreront des neuropeptides telle que la substance P  qui augmenteront la production de sébum. De même des hormones de stress sont aussi impliquées comme la CRH (corticotrophin-releasing hormone )elle même libérée lors de surmenage et carence de sommeil….

Donc pour avoir une belle peau, détendez vous et dormez !

Dr. Aurélie Acher – Dermatologue

Quid du tabac sur l’acné

tabac

Le tabac est néfaste sur la peau, on sait aujourd’hui qu’il en  favorise le vieillissement précoce (avec des rides plus nombreuses et davantage marquées) et qu’il est responsable d’un teint terne et brouillé.

Mais favorise t’il l’acné ? Si à cette question les réponses sont parfois contradictoires, il en ressort des études qu’il favoriserait finalement les lésions rétentionnelles c’est à dire les pores dilatés, les points noirs et les microkystes, mais qu’il aurait une action antiflammatoire et donc protègerait des papules et pustules.

Le tabac et notamment la nicotine qu’il contient augmente la différenciation et la prolifération des kératinocytes c’est à dire les cellules de la peau. Les canaux excréteurs des glandes sébacées se « kératinisent » ainsi et s’épaississent entravant l’écoulement du sébum et obstruant les pores: les comédons ouverts (points noirs) et fermés (microkystes) se forment ; d’une manière générale, la peau s’épaissit et le teint se brouille.

Chez l’adolescent notamment, mais aussi chez certains adultes, où l’acné est favorisée par d’autres facteurs tels que des facteurs génétiques, hormonaux, alimentaires ou le stress, le tabac apparaît alors comme un cofacteur aggravant. De plus, il ralentit la cicatrisation et  aggrave ainsi  les marques et cicatrices d’acné. La nicotine  étant une substance vasoconstrictrice,  elle réduit l’afflux sanguin au niveau de la peau et freine ainsi « l’apport  de molécules réparatrices ». Les marques d’acné, formées notamment quand un bouton a été percé ou excorié, s’effacent donc beaucoup plus lentement si l’on fume…

Si le tabac semble avoir des conséquences sur l’aggravation de l’acné, ses effets néfastes sur les lésions inflammatoires pourraient dépendre de la dose quotidienne fumée. A forte dose (plus de 20 cigarettes par jour), le tabac aurait une action anti-inflammatoire en inhibant notamment la formation de prostaglandines et empêcherait la formation de « boutons rouges. Mais cela ne veut surtout pas dire que le tabac est protecteur de l’acné et rappelons nous qu’il tue en France chaque année environ 73000 personnes uniquement pas cancers sans compter les accidents cardiovasculaires.

Si le tabac ne  provoque pas directement l’acné, il l’aggrave et en favorise les cicatrices ; donc à éviter pour avoir une jolie peau…

Dr. Aurélie Acher – Dermatologue